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Les clés d'une mise en œuvre responsable du projet Tulinde Haki na Mazingira Zetu

14/06/2023 Blog
Les clés d'une mise en œuvre responsable du projet Tulinde Haki na Mazingira Zetu

Sensibilité au conflit, sauvegarde sociale et gestion des plaintes

L'atelier de coordination du projet Tulinde Haki na Mazingira Zetu, qui rassemble depuis ce 12 juin 2023 à Goma, au Nord-Kivu, les principaux acteurs du consortium d'implémentation, se poursuit avec d'intenses discussions et échanges. La Wildlife Conservation Society (WCS), l’Alerte International (AI), Le Catholic Relief Services (CRS), la Welthungerhilfe (WHH) et près de 20 organisations nationales et locales tablent particulièrement sur des thèmes centraux comme la sensibilité au conflit, la sauvegarde sociale et la gestion des plaintes.  Ces sujets sont cruciaux pour garantir l'efficacité et l'impact positif de ce projet financé majoritairement par le peuple américain à travers l’USAID.

« Nous devons nous assurer que nos actions n'exacerbent pas les conflits existants, mais qu'au contraire, elles contribuent à leur résolution pacifique. La sensibilité au conflit est une composante essentielle de notre approche globale d’intervention. » a déclaré Bertin Kabomboro, Chef Adjoint de l’équipe auprès de l’Alerte International qui a facilité les échanges autour de la question de sensibilité au conflit. Il a souligné l'importance de prendre en compte les dynamiques conflictuelles  et des enjeux spécifiques aux communautés locales vivant dans et autour des aires protégées ciblées par le rojet à savoir : le Parc National de Kahuzi-Biega (Sud-Kivu), la Reserve de la Faune de Kabobo (Tanganyika) et la Réserve de la Faune d’Okapis (Ituri).

Un autre aspect clé abordé lors de l'atelier est la sauvegarde sociale, visant à prévenir les impacts négatifs potentiels du projet sur les communautés locales. Les participants ont discuté des mesures à prendre pour atténuer les effets indésirables et maximiser les bénéfices sociaux du projet. Diel Mochire Mwenge du Programme Intégré pour le Développement du peuple Pygmée au Kivu (PIDP), a partagé son point de vue : « La sauvegarde sociale est cruciale pour s'assurer que les communautés autochtones bénéficient réellement des interventions du projet. Pour améliorer véritablement le bien-être de ma communauté, nous devons nous assurer que le projet répond à leurs besoins spécifiques et respecte leur mode de vie. »

La gestion des plaintes a également été au cœur des discussions. Les participants ont identifié les mécanismes à mettre en place pour recevoir, traiter et résoudre les plaintes éventuelles des membres des communautés. Jacques Kachuka, Responsable de la Sauvegarde Sociale chez WCS, a déclaré : "Une gestion efficace des plaintes est une preuve de transparence et de responsabilité envers les communautés que nous servons. Nous devons établir des canaux de communication clairs et accessibles, afin que les préoccupations des membres des communautés puissent être entendues et résolues de manière équitable."

Il a été recommandé aux organisations membres du consortium  d’intégrer ces aspects de sensibilité au conflit, de la sauvegarde sociale et de la gestion des plaintes, dans toutes les étapes de mise en œuvre du projet.  Ces thèmes promus par l’USAID, permettent d'assurer des interventions plus durables, efficaces et respectueuses des droits des populations bénéficiaires, ont insisté les facilitateurs de l’atelier.

Notons que ce projet, va durer 4 ans et vise à amener les populations autochtones à exercer leurs droits culturels, environnementaux, politiques et socio-économiques par le biais d’une gestion participative des zones protégées, d’une amélioration de la cohésion sociale et d’un développement durable.

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