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« Nous voulons vivre de notre travail », les communautés riveraines du PNKB expriment leurs besoins pour le développement local

22/07/2026
« Nous voulons vivre de notre travail », les communautés riveraines du PNKB expriment leurs besoins pour le développement local

Dans les villages qui entourent le Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB), les mêmes réalités reviennent de bouche en bouche. Des jeunes qui peinent à trouver du travail. Des champs qui produisent de moins en moins. Des familles qui parcourent de longues distances pour trouver de l'eau. Des villages dans le noir à la tombée de la nuit faute d'électricité. Et surtout, une insécurité qui fragilise les ménages, freine les activités économiques et rend l'avenir plus incertain.

Ces constats sont ressortis d'une série de consultations communautaires organisées par le PNKB du 13 au 17 juillet 2026. Deux cents représentants communautaires, venus de dix groupements des territoires de Kabare et Kalehe au Sud-Kivu, ont été invités à dresser un bilan des interventions passées, à identifier leurs besoins prioritaires et à proposer des pistes pour orienter les futures actions de conservation communautaire.

Quatre priorités sont revenues dans presque tous les échanges.

Le premier besoin n'est pas l'aide, c'est une opportunité de travailler

Pour beaucoup de participants, le chômage est la principale inquiétude. Sans emploi, les jeunes voient peu de perspectives et les ménages peinent à diversifier leurs revenus.

La solution qu'ils proposent est simple : apprendre un métier qui répond aux besoins de leur territoire. Agriculture, élevage, mécanique, transformation des produits agricoles… Les communautés demandent des formations techniques accompagnées d'un appui pour lancer une activité génératrice de revenus.

L'eau, l'électricité pour soutenir le développement local

Les communautés estiment que le développement ne pourra pas se faire sans un meilleur accès aux services de base comme l'eau potable et l'électricité. Plusieurs participants ont notamment proposé la construction d'un barrage hydroélectrique. Selon eux, une meilleure desserte en électricité favoriserait la création d'activités génératrices de revenus et le développement d'initiatives économiques locales. Elle pourrait aussi réduire progressivement la dépendance au charbon de bois et limiter la pression exercée sur les ressources naturelles du Parc.

Changer les mentalités avant de changer les conditions de vie

Pour les participants, le développement ne dépend pas seulement des financements ou des infrastructures. Il repose aussi sur la capacité des communautés à prendre des initiatives.

Ils souhaitent que les futurs projets accordent davantage de place aux approches d'autonomisation des ménages afin d'aider les familles à mieux gérer leurs ressources et à développer leurs propres projets.

La sécurité, une condition indispensable au développement

Pour les communautés riveraines, l'insécurité limite les activités économiques et fragilise les ménages.

Les participants estiment que le renforcement de la sécurité permettrait aux familles de reprendre leurs activités, aux jeunes de développer des initiatives économiques et aux projets communautaires d'être mis en œuvre dans de meilleures conditions.

« Les résultats seront prochainement restitués aux participants avant d'être pris en compte dans la préparation des futures interventions autour du PNKB. Si les conditions sécuritaires le permettent, d'autres zones seront également consultées afin d'enrichir cette réflexion collective », a confié Fidèle Kavuba, Chargé des moyens de subsistance au PNKB.

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